Théâtre

Terre ! est une pièce de théâtre sur les migrants climatiques qui met en scène, avec l’adoption d’une réfugiée, la problématique d’une difficile acceptation d’une étrangère chez des personnes qui se voudraient généreuses…
Olivier Spony
Terre !
80 pages, 10 euros
ISBN 979-10-93732-37-4

Un monologue sur la Pensée captive (titre d’un livre de Czeslaw Milosz), en d’autres termes sur l’autocensure.
Le monde a changé, la confrontation des idées semble ne plus être possible. D’ailleurs Pierre Nora a mis un terme à la revue Débat…
«… tous les sujets sont sensibles. Il y a même une hypersensibilité à tous les sujets et de tous les sujets. Le constat de l’hypersensibilité maladive est le signe d’une époque envahie par des allergies de tout poil et en tout genre.»
Philippe Barrot
« Ne pas dire »
60 pages, 10 euros
ISBN 979-10-93732-44-2

L’héroïne de ce monologue, une femme d’une quarantaine d’années, souffrant d’anorexie depuis sa plus jeune adolescence, raconte l’itinéraire vers son propre effacement.
Son récit nous emmène ainsi au cœur des intrigues et des profonds paradoxes d’une expérience inédite, qui se traduit au travers de l’irréalité du corps et du refus de l’autre, et qui repose sur une profonde ambigüité entre le vouloir exister et le vouloir disparaître.
Christine Durif-Bruckert
Elle avale les levers du soleil
78 pages, 10 euros
ISBN 979-10-93732-37-4
Ce monologue a fait l’objet d’une création théâtrale (Printemps 2025), Co-production Cie La-Lanterne Rouge/Parole Verticale – Dates et lieux :
-24 juillet 2024, lecture performée : médiathèque de Sète, Festival les Voix Vives de méditerranée
-7 au 11 octobre 2024, résidence et lecture performée : Théâtre de la mer, Marseille, résidence de création
-1 au 6 novembre 2024, résidence de création et lecture performée : Théâtre des Marronniers, Lyon.
-Parole Ambulante, représentations du 30 octobre au 2 novembre 2025, Local des Autrices, 18 rue de l’Orillon Paris 11e.
J’ai lu Elle avale les levers du soleil. La première fois d’une traite, tant j’étais aspirée par le vertige de cette femme perdue dans le labyrinthe de sa souffrance. C’est un livre qui m’a bouleversée. (…) par la force poétique de cette plainte qui se brise en rondes et retours sur un destin tragique. Car on est bien dans la tragédie avec une héroïne dont la parole s’épuise à chercher une issue à l’invivable, impensable, avec en écho, le choeur, ce « on » qui questionne notre implication collective, soit en faisant apparaitre notre lâcheté, soit en reprenant au nom de notre humaine condition ce vécu personnel.
Chantal Ravel, janvier 2022
L’anorexie est une maladie qui fait peur. On en connait peu de choses sinon ces silhouettes décharnées, croisées ici ou là. Christine DB a mis cette maladie en mots, en rythmes, en sonorités, en images. Elle en a fait un livre. (…) Je l’ai lu à plusieurs reprises, d’abord à petites gorgées puis d’un coup. (…)
Et puis peu à peu, ça glisse, ça dérape, on tombe, peut-on se redresser ? on est dans le gouffre. Rythme, répétitions, retours, ritournelles, si intenses que vous avez parfois, vous aussi, difficulté à respirer. Alors vous faites une pose, vous reprenez votre souffle et vous repartez. Car l’histoire vous a saisie. Vous aimeriez savoir la suite et surtout la fin. Vous aimeriez comprendre cette maladie de la faim.
Bénédicte Magnin, février 2022