Romans & Chroniques

« Géopoétique des Voix est un recueil d’essais qui tend l’oreille à l’expression sensible de la parole lors d’explorations diverses comme la plainte des fantômes dans le théâtre Nô ; le devenir humain rêvé par des cyborgs féministes ; les histoires de poupées qui retrouvent leur âme ; les voix discrètes de l’allusif face au tapage consensuel… Au fil de l’aventure curieuse, ces essais s’entretiennent avec « le non-pensé de la raison ».
Mireille Michel
Géopoétique des voix
120 p , 15 euros
ISBN 979-10-93732-90-9

Maurice Mourier
Mémoires comme d’oubli
528 pages, 25 euros
ISBN 979-10-93732-87-9
Prendre une vue panoramique d’un paysage, d’un continent, de la Terre, exige un véhicule de survol. Quelle technologie, quelle fatigue, quel investissement ! Survoler une existence quelconque semble plus simple. Il suffit de laisser voguer son esprit au fil de la rêverie éveillée.
C’est à une expérience de ce genre, gratuite et accessible à tous, en somme résolument non élitaire, qu’un vieux professeur malicieux convie ses étudiants passionnés d’autobiographie. Le présent ouvrage suit pas à pas son enquête. Celle-ci se veut objective, science oblige. Il s’agit bien, en survolant, d’observer un individu banal et son environnement proche d’assez près pour éviter les erreurs historiques trop grossières.
Mais cela ne va pas sans danger. En zoomant sur un détail, la caméra pourrait montrer ce qu’il aurait mieux valu ne pas voir. Allons ! Qui ne risque rien n’a rien. Et puis ne nous leurrons pas ! Plus que l’attitude de celui qui filme compte l’altitude de celui qui vole. Dans le monoplan du rêve, la vue se brouille et les vues se mélangent. Examinée d’un peu haut, toute vie devient roman.

Quatre personnages parlent de leur vie, principalement de leur vie amoureuse. Leurs histoires sont diversement mêlées. Ils disent ce qu’ils savent, ce qu’ils croient savoir, ce qu’ils imaginent. Plus ils parlent, plus ils cherchent dans leur mémoire, et plus ils s’enfoncent dans l’incertitude.
Jean Renaud
Les Églantiers
132 pages, 15 euros
ISBN 979-10-93732-78-7

Maurice Mourier
La Femme bue par l’aube
690 pages, 25 euros
ISBN 979-10-93732-69-5
Au début du stupide XXIe siècle, un groupe d’amis avisés s’exile volontairement dans une petite île nordique inhabitée pour échapper au cataclysme qui ne va pas manquer de bouleverser la terre.
Mais c’est une île machinée comme une scène de théâtre, un décort fantastique où tout peut arriver : apparitions, disparitions, fuites, miracles. Ça bouge, ça rit, ça pleure, ça change sans cesse. La métamorphose est la règle de cet univers qui tente de conjurer la mélancolie des survivants par une invention permanente de jeux puérils, de spectacles rabelaisiens poétiques et bouffons.

Avec leurs cent sept dessins et calligrammes hypnotiques, leurs cent soixante-dix aphorismes, une brassée de collégiens de 12 à 13 ans, initiés à la maïeutique socratique comme aux dessins médiumniques, tracent et questionnent, au cœur d’une forêt en feu, le temps, le labyrinthe, la pensée, la beauté, l’infini, le monstre en eux.
Tristan Felix, leur professeure de lettres et créatrice infatigble, n’a eu de cesse de transmettre et de partager ses talents de poète et d’artiste.
Tristan Felix et ses collégiens
La Forêt, une pensée brûlante
178 pages, 108 dessins dont 98 en n/b et 10 en couleurs, 15 euros
ISBN 979-10-93732-61-9

Maurice Mourier
Temps morts
234 pages, 14 euros
ISBN 979-10-93732-56-5
Dans une vie, n’importe quelle vie, la mienne, la vôtre, combien y a-t-il d’événements marquants ? Cela dépend des chances, rares, et de la malchance, toujours fièe au poste. Mais enfin on peut répondre : bien peu, n’est-ce pas ? Peu d’événéments, une multitude de non événements, de moments où i ne se passe rien, où on attend, peut-être, qu’il se passe enfin quelque chose. Même de l’insolite, du violent, du saignant si ça se trouve, pour échapper à la routine…
Maurice Mourier a enseigné la littérature, a été diplomate, critique de cinéma et auteur de films pour la télévision. Il est membre de la revue en ligne En attendant Nadeau et de la revue Diasporiques.
Recueils poétiques : L’Ivre de bords, éditions Caractères, 2013 et Bruts de volière (avec Tristan Felix), Éditions L’Improviste, 2015.
Romans : Dans la maison qui recule (éditions L’Improviste, 2015) et Behr le Bugnon ,en 2020 (PhB éditions).

Pierre Roccanges, à peine sorti de l’enfance, se retrouve à la tête d’un domaine terrien.
Pour redonner vie à cette terre, il s’affronte aux forces de la nature. Un combat qui se double d’un combat intérieur. Drame transgénérationnel des Roccanges, contre la terre et contre soi, ce roman décrit les méandres d’une vie d’homme.
L’atmosphère de L’Eau-forte rappelle celle des romans de Giono ou de Ramuz, par l’évocation d’une nature forte, imprévisible, implacable.
Robert Alexis
L’Eau-forte
240 pages, 14 euros
ISBN 979-10-93732-36-7

De Lisbonne à Prague, de la Sicile à l’Asie du Sud-Est, Bagan en Birmanie et Angkor Vat au Cambodge, des notes sur le vif.
« Le visage du Bouddha s’est chargé des gestes successifs d’une multitude de sculpteurs exprimant le désir d’un sentiment universel et, progressivement dans ce voyage du geste, chaque artiste tira de ces traits l’expression d’une sérénité, le moment où un être s’arrête devant une statue pour interroger le sens de la vie face à une présence méditative. »
Philippe Barrot
Notes voyageuses
xxx pages, 12 euros
ISBN 979-10-93732-94-7

« Le moine bavard, tête rasée, de fière allure dans un kimono bleu foncé, éclate régulièrement d’un rire déferlant.
Expansif il multiplie des explications, soulignant de ses bras amplement déployés ce qu’il dit : “Je suis un imbécile, je ne sais rien, je ne fais rien, je ne comprends rien, il ne faut pas nuire à autrui, j’ai honte.” »
Philippe Barrot
Notes japonaises
110 pages, 10 euros
ISBN 979-10-93732-51-0

« Le plasticien, ne vous y trompez pas, a plusieurs longueurs d’avance sur l’écrivain… qui par la fascination du langage a enfermé l’expression plastique dans un réseau de tabous menant inexorablement à une impasse. Tout plasticien s’affronte à une rhétorique langagière qu’il devra déconstruire (…) »
Rist van Graspen avec ce manifeste sur le Trans-Art développe une vision iconoclaste de l’art, et du statut de l’artiste.
Rist van Graspen tient à rester dans l’anonymat, puisque, selon lui, c’est le devenir de tout artiste.
Rist van Graspen
Trans-Art
40 pages, 5 euros
ISBN 979-10-93732-17-6
« Le livre des combats fut définitivement feré ; fini le culte de la personnalité, abandonnées les violences, oubliées les infortunes du hasard sur une Terre géographiquement remodelée, inaugurant l’Après de la grande Catastrophe. »
Est-ce si simple ?
Un roman d’avantures en forme de dystopie.
Paul Svetter
Le Monde des Ravis
174 pages, 12 euros
ISBN 979-10-93732-68-8
Le couple Bradigane se passionne pour un jeu, Mégapole. Dans quoi Sophia et Oliver Bradigane se sont-ils engagés en acceptant un contrat d’interactivité avec ce logiciel ? Jusqu’où ce jeu les mènera-t-il ? Dans quel engrenage seront-ils pris ?
Mégapole est une fable satirique sur les effets (dévastateurs) des réseaux sociaux quant à la gestion d’une ville virtuelle au moment des municipales…
Lawrence Simiane
Mégapole
146 pages, 12 euros
ISBN 979-10-93732-35-0

Nicolas Auzanneau
Bibliuguiansie
102 pages, 10 euros
ISBN 979-10-93732-66-4
Blese, Baltgalve et Golianska, qui étiez-vous donc pour faire ça ?
Riga 1941. Les soviétiques d’un côté, les nazis de l’autre. L’étau. Que faire de sa vie ? Tuer ou être tué, disparaître, jouer des coudes, sauver sa peau ?
En plein chaos, deux femmes et un homme s’embarquent dans la publication du premier dictionnaire letton-français. Entreprise à la fois gratuite et désespérée.
Une bulle d’obstination lexicographique.
Si la bibliuguiansie, l’art de restaurer les livres, permet sans doute de remettre en état son vieux dictionnaire avachi qui a éveillé sa soif de savoir, la recherche du traducteur/enquêteur parviendra-t-elle à rétablir l’histoire effacée des trois lexicographes ?

Il fait nuit quand le navire quitte le quai. Il s’écarte d’abord imperceptiblement et c’est une étrange impression après cette longue attente, la sentation que tout commence enfin et que quelque chose d’inhabituel se prépare.
Chronique d’un voyage en cargo, durant lequel se révèle « un nouvel état du réel dont les sensations (…) devaient tenir en éveil toutes mes espérances ».
Jacques Dolias
Le Fil du temps en cargo entre Anvers et Valparaiso
102 pages, 10 euros
ISBN 979-10-93732-73-2

Dominique Hérody
à Paris égaré
Bruno Schulz , août 1938
90 pages, 10 euros
ISBN 979-10-93732-27-5
Se rendre à Paris obnubilait Bruno Schulz. Bien qu’il fût reconnu par ses pairs comme un écrivain polonais de premier ordre, le modeste professeur de dessin et de travaux manuels dans un lycée de province rêvait de la ville où tout artiste se devait d’aller pour exister aux yeux du monde, sans qu’il eût pour autant d’excessives illusions sur la fortune possible de son œuvre graphique.
Surmontant à grand-peine les obstacles, il parvint à Paris lors de l’été 1938 après avoir traversé cette Europe où s’accumulaient les menaces.
Nous suivons Bruno Schulz à la trace, même quand elle s’interrompt faute de témoins, le perdant parfois de vue, une façon de ne pas lâcher cet « égaré » (en s’égarant en sa compagnie), pour reprendre l’idée de Walter Benjamin qu’il aurait pu rencontrer au détour d’un passage parisien, avec des mannequins de cire comme seuls témoins, se devinant de riches affinités.
Les archives sont très lacunaires, la quasi-totalité des sources a disparu pendant la guerre qui vit Schulz, acculé dans le ghetto de Drohobycz, être assassiné par un officier SS en 1942.
Ce récit est composé, et inventé, à partir du précieux travail de Jerzy Fikowski (1924-2006), opiniâtre restaurateur de la mémoire schulzienne.

Voici rassemblées quelques remarques sur la « révolution numérique » avec ses effets sur le geste d’écrire, la lecture, la typographie, la manière de concevoir un livre immatériel, le devenir des bibliothèques et la fantomatisation des livres…
Philippe Barrot
L’Ordinuscrit
58 pages, 10 euros
ISBN 979-10-93732-31-2

Le timbre banal, sans cote, de tous les jours, raconte une histoire, celle d’une représentation de la République.
À quoi s’identifie-t-elle ? Quelle image tient-elle à donner d’elle-même dans sa quotidienneté ? Que disent les timbres d’usage courant répandus à travers le monde sur des lettres ?
Philippe Barrot
Marché aux timbres
70 pages, 10 euros
ISBN 979-10-93732-49-7

Bruno Sibona
Brasil à hauteur d’ondes
132 pages, 10 euros
ISBN 979-10-93732-15-2
« Belo Horizonte de nuit scintille dans la vallée telle une mer d’élytres iridescentes. En la contemplant à partir de son pourtour montagneux, je pense à Blaise Cendrars descendant la cordillère maritime au début de son Lotissement du ciel.
C’est indescriptible, cette ville-utopie qui n’était jusqu’en 1897 qu’une fazenda, ferme-aire de repos sur la longue route d’Outo Preto, la vieille capitale mineira, où les fruits éclairent les rues autant que les arbres en fleurs leurs hivers. »
Brasil à hauteur d’ondes est la chronique d’un voyage au cœur de la forêt brésilienne. Le narrateur partage avec les Indiens sa passion du tir à l’arc. Expérience de la jungle dont la beauté sauvage fascine le narrateur, qui ne fait plus qu’un avec la forêt : «Je serais devenu un perroquet bleu, un coléoptère coprophage, une pointe de flèche fichée dans la mémoire brouillée des hommes. »
Brasil à hauteur d’ondes poursuit le cycle initié dans Une autre terre (aux éditions PhB en 2016) : « l’exploration d’un espace du dedans balisé par des réalités extérieures », ici le Brésil. Alliance de la poésie et de la prose au service d’une enquête sur soi, navigation à travers des régions archaïques en suivant le descriptif concret d’une géographie sensible.

Guillermo de La Roca
10 ans en 1939
100 pages, 10 euros
ISBN 979-10-93732-16-9
« En mai-juin 1940, arrêtés par la barrière des Pyrénées, une foule de réfugiés s’entassèrent dans la ville de Lourdes, déjà saturée de pèlerins à cette époque de l’année. Au-dessous de notre jardin, quelques mètres plus bas, les trains passaient au ralenti. J’observais stupéfait, fasciné, inquiet, les longs convois de wagons de toutes sortes, wagons de la Croix-Rouge, fourgons, wagons de voyageurs, wagons plate-forme bondés de familles nombreuses, encombrés de matériels divers, matelas, valises, sacs à dos, voitures d’enfants ; des militaires dépenaillés veillaient sur des armes rassemblées en vrac… Je ne comprenais rien… »
10 ans en 1939 raconte l’histoire d’une longue école buissonnière conditionnée par la guerre et la Résistance.
10 ans en 1939 relève du récit biographique, et révèle une facette intime du nouvelliste.
Au cœur d’événements poignants et tragiques, l’auteur sait tenir la note de la proximité sans pathétique et d’un humour discret dans la tourmente de l’Histoire.

– Tu sais, dans la nuit il y a de la lumière.
– Mais qu’est-ce que la nuit ?
– La nuit, c’est là où tu danses sans voir.
Ces voyages chamaniques pourraient être des récits, mais ils ne le sont qu’en apparence. Ils vous emmènent juste sous la surface. À vous de vous y retrouver…
Illustration de la couverture :
© Philippe Enrico
Bruno Sibona
Le Tambour cheval
60 pages, 10 euros
ISBN 979-10-93732-57-2

L’arc
N’est pas un symbole, c’est une forme
Du vide amoureux qu’il prend
Dans sa tension et perd par
La flèche.
Japon, vue d’insecte offre un ensemble de chroniques sur un Japon d’histoires et de légendes, entre modernité et tradition animiste, dans un style jouant sur plusieurs registres (documentaire, guide, fiction).
Bruno Sibona
Japon, vue d’insecte
272 pages avec ill. n/b, 14 euros
ISBN 979-10-93732-48-0
Paris, une ville merveilleuse ? Pas pour Sandra. Elle rêvait de Paris. Maintenant qu’elle y est, elle n’y comprend rien. La jeune Ukrainienne n’a pas d’amis. Elle se désespère.
La nuit, somnambule, elle grimpe sur les toits. Elle danse. Et elle se venge…
Max Milan écrit des romans noirs. Il a publié notamment Le Visage de la folle chez Rivages.
Max Milan
La Somnambule funambule
165 pages, 12 euros
ISBN 979-10-93732-11-4

Dimitri Lioubov
Immersion d’un agent culturel russe à Paris
110 pages, 9 euros
ISBN 979-10-93732-10-7
« J’appartiens au monde des invisibles, rejoignant le peuple de la moyenne statistique, masse grise de gens qui se croisent dans la rue ou dans les transports en commun sans se voir. Ils sont à ce point transparents qu’ils se traversent les uns les autres comme des fantômes. La lumière du jour me hante et je divague sur les invisibles d’une vie ordinaire sans histoire aux visages floutés sur les images de foule. »
Cela devait être une mission facile, de tout repos, mais les circonstances en ont décidé autrement.
Le vol sans risque d’informations se transforme en situation ubuesque…
Le narrateur raconte sa vie dans le monde du renseignement et décrit, entre autres choses, l’art et la manière des manipulations médiatiques.
Un court roman qui critique sur un mode cocasse et sarcastique les absurdités de notre société dite éclairée.


